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Bigbobsky - Astronomie et astrophotographie urbaine

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Tête de cheval de 2024

Administrator Observations et photos 13 janvier 2024 Affichages : 519

IC434, Nébuleuse de la Tête de Cheval et ses voisines (en particulier NGC2024 Nébuleuse de la Flamme) le 11 Janvier 2024 depuis Malakoff (zone Bortle 9).

Le ciel était brumeux et les nuages sont rapidement arrivés, me limitant à 25 poses de 120 secondes.

La dernière image est une multi-session obtenue en y ajoutant les bruts de 2021.

Images unitaires :
- lights : 25 x 120 s.
- 20 darks
- pas de flats

Matériel utilisé :
- ASI 533 MC Pro à -10°C
- Lunette Skywatcher 72ED
- Réducteur x0.83
- Filtre IDAS NBZ
- Monture NEQ5 autoguidée (lunette guide "chercheur" 9x50 + ASI 290MC)
- ASIAIR

20240111 IC434 4  20240111 IC434 4 annotated 
20240111 IC434 multi
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Voyage dans le Nord et génie logiciel

Administrator Activité professionnelle 10 janvier 2024 Affichages : 453

cavrois

Je vais peut être enfoncer des portes ouvertes mais la visite de cette villa magique m'a rappelé que les grandes problématiques d'architecture, de conception et de maintenance restaient les mêmes dans tous les domaines techniques. Le monde du génie logiciel, malgré son caractère souvent perçu comme immatériel, n'échappe peut-être pas à cette règle.

Étonnante de modernisme pour les années 1930 (TSF intégrée dans toutes les pièces, horloges synchronisées dans chaque salle, un troisième robinet pour de l'eau adoucie dans les cuisines et salles de bain, ...) ce "château moderne" a également la particularité d'avoir été conçu et réalisé en seulement 3 ans par l'architecte Robert Mallet-Stevens sur commande du riche industriel local Paul Cavrois. Ce dernier avait fixé son budget, ses exigences (une maison pour sa famille nombreuse et pour ses employés également, une maison moderne, ...) mais il avait également laissé entière liberté de conception et de réalisation à l'architecte, y compris concernant le mobilier et la décoration.

Cette villa a, depuis la seconde guerre mondiale et l'occupation, connu plusieurs périodes d'abandon, de pillage et de vandalisme.
 
Après la libération, la famille Cavrois doit consacrer 12 ans à une première réhabilitation de la villa.
 
Après le décès de Mme Cavrois, en 1985, la villa est revendue à un promoteur souhaitant la détruire pour bâtir un lotissement.
 
En 1990 la villa est classée monument historique. En 2001 débutent les travaux de restauration pour remettre le parc et la villa dans leur état de 1932.
 
A ce jour, en 2024, 23 ans et 23 millions d'euros plus tard, seuls 80% des lieux ont été restaurés et remeublés.
 
Pourquoi un tel écart entre les trois ans nécessaires à la construction de la villa et la vingtaine d'années nécessaires à sa restauration ?
 
Je ne suis pas historien et je suis loin de connaitre tous les détails de la vie de cette villa, mais plusieurs points m'ont interpelé lors de la visite, car ils ont résonné en moi comme autant de points de similitudes avec les problématiques que j'ai pu rencontrer le plus régulièrement durant mes 25 ans d'expérience en génie logiciel. 
 
Le confort de la page blanche versus le défi posé par l'existant
 
C'est ce premier point qui m'a interpellé : un mécène donnant carte blanche à un architecte pour aller jusqu'au bout de sa vision.
 
Quel ingénieur n'a jamais rêvé de partir d'une feuille blanche, de zero, du néant pour matérialiser ses concepts ? Peut-on être ingénieur (ou architecte) sans une fibre créatrice ? Personnellement je ne pense pas.
 
Cette situation est de mon point de vue la plus confortable et la plus gratifiante.
 
J'ai vécu cette expérience plusieurs fois dans ma arrière et je pense que les années passées à travailler sur les sujets concernés ont été les plus "confortables" de ma vie professionnelle : un besoin, un buget et toute latitude sur les choix de conception.
 
J'ai également trouvé beaucoup de plaisir à travailler sur des projets déjà bien établis : j'ai participé à de très beaux projets qui avaient déjà plus de 10 ou 15 ans d'existance. Même en partant d'un existant, dès l'instant que la confiance est établie, on trouve facilement matière à s'épanouir. Faire évoluer, améliorer, optimiser : tout cela constitue également une activité de création. Et parfois un défi. 
 
J'exclue en revanche des "situations confortables" les situations de pages blanches (et de page blanches uniquement) où malgré votre rôle de concepteur désigné vous n'avez plus la main sur les choix techniques. J'ai malheureusement déjà vécu cette situation également (heureusement une seule fois, et pas longtemps).
 
Sur ce dernier poinr, pour citer Steve Jobs : "Cela n'a aucun sens d'embaucher des gens intelligents et de leur dire quoi faire; Nous embauchons des gens intelligents pour qu'ils puissent nous dire quoi faire".
 
La dette technique et documentaire
 
Ecrire un logiciel, c'est déjà créer de la dette technique.
 
J'ai souvent entendu cette phrase et je pense que c'est souvent vrai : les logiciels sont créés à un instant donné autour de concepts, de technologies, de frameworks, de langages, de capacités de calcul du moment. Cela n'a pas vraiment d'incidence lorsque les logiciels sont conçus pour une durée de vie de 3 à 5 ans mais au delà de cette durée des précautions sont nécessaires pour maintenir l'évolutivité et surtout la maintenabilité du logiciel (car oui, écrire du code c'est aussi écrire des bugs). 
 
Peut-on maitriser et résorber la dette technique sans avoir d'abord maitriser la dette documentaire ? Personnellement je ne pense pas. Les documents de spécification fonctionnelle, comme les documents de conception, permette de préserver le lien entre le besoin fonctionnel et la solution technique. Lorsque ce lien est laissé à la dérive, où même perdu, l'effort de de maintenabilité ou d'évolution est considérablement augmenté, et dans des proportions non prédictibles.
 
Pour reproduire les couleurs des murs de la villa, les architectes en rénovation ont du avoir recours à des "sondages" dans les murs afin de retrouver les tons d'origine. Les seuls éléments "documentaires" dont ils disposaient étaient en effet des photos d'époque ... en noir et blanc.
 
Ce procédé de sondage peut-être facilement comparé aux phases de rétro-conception qui sont nécessaires à la compréhension d'un logiciel dont la documentation de conception a été laissée à la dérive ... Ces activités sont souvent peu gratifiantes, longues, fastidieuses et donc très coûteuses.
 
L'architecte Robert Mallet-Stevens avait par ailleurs exprimé le souhait, dans son testament, de voir toutes ses archives détruites. Je n'irai pas remettre en cause l'intégrité morale de cet architecte, mais cela m'a toutefois rappelé quelques cas (toujours rencontrés dans ma carrière) d'omission plus ou moins volontaire de documentation. Le plus souvent ces omissions sont liées soit à la "sensation d'évidence" (le concepteur d'origine surestimait la limpidité de sa solution), soit au "manque de temps" (qui se paie cher sur le long terme). Plus rarement l'omission de documentation peut être le symptôme d'un phénomène bien plus toxique : la "sécurisation du poste de travail". Et ce phénomène, malheureusement, j'y ai été également confronté dans ma carrière (une seule fois). 
 
D'autre cas d'omission documentaire peuvent également émerger à l'occasion d'une fausse bonne idée : dans une grande entreprise où je suis passé, qui disposait pourtant d'un sérieux référentiel qualité (avec templates documentaires, guides de rédaction etc ...), la mode des Wikis avait malheureusement atteint les concepteurs logiciels les plus juniors : les dossiers de conception rédigés sous forme de Wikis collaboritifs sont alors apparus. Ce choix pouvait paraitre plus "agile" mais c'était oublier que la structure d'un logiciel peut s'enrichir ou évoluer de version en version, alors que les Wikis ainsi créés, de par leur nature volatile, ne permettaient pas de tracer les choix antérieurs à la dernière version du logiciel.
 
La perte des compétences
 
Les briques jaunes utilisées lors de la construction de la villa en 1930 étaient une commande spéciale. Et après près d'un siècle, il a fallu trouver les bonnes personnes pour (re)faire les bons produits : pas simple.
 
C'est un peu comme à la fin des années 1990, lorsque j'ai débuté, et que je voyais passer certaines offres d'emploi associées à des salaires mirobolants : les experts COBOL étaient chassés comme des poules aux oeufs d'or. Mais qui voulait encore développer du COBOL en sortie d'école dans les années 90 ? Je pense que certains développeurs seniors grassement payés ont du se faire une petite fortune dans ces années là ...
 
J'ai l'impression qu'aujourd'hui le phénomène se reproduit pour les développements aéronautiques au long cours en ADA, parfois initiés il y a plus de 30 ans : à moins qu'une stratégie de migration vers des langages plus en vogues comme le C++ ou plus imuables comme le C, les recrutements ne doivent pas être faciles ...
 
Le savoir-faire est précieux. Le savoir-faire d'une entreprise se construit également en gardant les personnes. Et pourtant j'ai déjà entendu des responsables de département se gargariser d'avoir des taux de turn-over de "seulement 15%" (pour le secteur d'expertise concerné c'était pourtant énorme).
 
La perte des ressources
 
L'une des difficultés majeures concernant la rénovation de la villa depuis plusieurs années concerne la récupération, le rachat, de beaucoup d'éléments de mobilier volés, vendus ou donnés au fil des décennies.
 
Les difficultés sont du même ordre lorsqu'il s'agit de retrouver des cartes électroniques d'une époque révolue, de recompiler des librairies historiques proches du système de l'époque, de tirer l'ensemble des dépendances d'un applicatif de haut niveau écrit dans les années 80 ... Et les solutions sont les mêmes : on retrouve, on achète les services de gens pour retrouver, on refait ...
 
Et donc?
 
Et donc comment éviter toutes ces difficultés finalement communes au monde du logiciel et à celui du "design immobilier moderniste" ?
 
Dans les deux cas l'important semble être de prendre soin des choses et des gens :
  • ne jamais laisser dépérir les projets dans lesquels on croit : documenter le besoin, la solution ET le lien entre les deux 
  • ne jamais insulter l'avenir et envisager les choses sur le long terme : préserver les moyens de production et le savoir faire
  • toujours laisser la porte ouverte (le plus largement possible) aux évolutions futures : d'expérience cela ne représente presque jamais de surcoût et permet bien des économies sur le long terme.
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On recuisine le crabe : nébuleuse M1 retravaillée

Administrator Observations et photos 3 janvier 2024 Affichages : 372

En attendant le retour de nuits praticables et la possibilité de sortir à nouveau le gros matos, une nouvelle version de la nébuleuse du Crabe M1 shootée au dessus de Paris le 3 Décembre 2023 avec le VESPERA.

- 365 x 10 secondes
- Filtre Dual Band
- Traitement Pixinsight

 

20231202 M1 VESPERA 6

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Crabe à la sauce Parisienne (M1)

Administrator Observations et photos 5 décembre 2023 Affichages : 1009

En attendant de pouvoir réinstaller mon matériel "lourd" côté Ouest, toujours quelques essais avec le VESPERA de VAONIS pointant au dessus de Paris.

Cette fois c'est au tour de la petite nébuleuse du Crabe (M1) qu'étrangement je n'avais jamais pointée de ma vie.

Les images sont issues d'un empilement de deux sessions VESPERA : l'une avec le fitlre CLS, l'autre avec le filtre dual band.

Traitements Pixinsight.

20231202 M1 VESPERA 3
20231202 M1 VESPERA 2 annotated
20231202 M1 VESPERA 1

 

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Andromède au dessus de Paris sur trois sessions

Administrator Observations et photos 10 septembre 2023 Affichages : 713

Mon horizon sud/sud-ouest étant toujours entravé, je me résous une nouvelle fois à pratiquer l'acquisition d'images en pointant au dessus de Paris. Et tant qu'à faire j'en profite également pour continuer mes essais avec le VESPERA de Vaonis.

L'image ci-dessous est le résultat de l'empilement de 3 sous-empilements pour un total de 868 images unitaires de 10 secondes, avec filtre CLS.

Traitement avec Pixinsight.

20230908 M31 final1

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Le VESPERA en sandales (parce qu'il n'aime pas les tongues)

Administrator Observations et photos 24 août 2023 Affichages : 539

Malgré la chaleur et le soleil écrasants en journée, les soirées claires n'ont pas été très nombreuses ces deux dernières semaines sur mon lieu de vacances ...

Toutefois trois belles soirées se sont présentées en fin de séjour me permettant de continuer l'expérimentation du VESPERA de VAONIS. La première soirée m'a permis de faire une prise rapide de NGC6960 (le balai de sorcière) avant le retour des nuages et les deux suivantes m'ont permis de tester le CovalENS mis au point par VAONIS, sur un champ plus large du balai, puis sur la nébuleuse de l'Amérique du Nord. Et comme pour le reste de l'application c'est excessivement bien fichu !

Une mention spéciale pour la possibilité de se connecter au VESPERA depuis plusieurs smartphones : pour une fois ma famille a pu partager mon trip.

Bref, pour un setup nomade en vacances c'est parfait !

Les deux images réalisées sont les suivantes :

  • NGC6960 en champ large (CovalENS) avec filtre Dual Bande, 441 images de 10s mais mosaique cropée (je m'y suis mal pris en cadrant)
  • NGC7000 en champ large (CovalENS) avec filtre Dual Bande, 536 images de 10s, meilleure image des trois

Traitements habituels effectués avec Pixinsight sur les fichier TIFF issus des empilements produits par l'engin.

(cliquez sur les images pour les full size)

20230821 NGC6960 441 final 20230822 NGC7000 0536 final half
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Unboxing et premiers essais du VAONIS VESPERA sur IC5146 depuis Paris

Administrator Observations et photos 27 juin 2023 Affichages : 1321

Et voila, j'ai craqué !!! J'ai acheté le VESPERA de chez VAONIS ... Et après ce premier essai je ne pense pas être passé du côté obscur de la force pour autant.

Pourquoi donc avoir acheté un "smart telescope" après des années d'astro-photographie "traditionnelle", à l'APN puis avec une caméra refroidie ZWO ?

D'abord je souhaite préciser que je ne compte pas abandonner la pratique "traditionnelle" : comme pas mal de gens avant moi l'ont déjà constaté même si les résultats obtenus avec un "smart telescope" sont dans l'ensemble assez voir très satisfaisants, ces derniers ne fournissent pas autant de possibilités que le matériel classique et la qualité des résultats obtenus reste quand même globalement moins bonne (j'adore mon setup ZWO ASI533MC PRO + SW72ED).

C'est donc en toute connaissance de cause que j'ai acheté ce telescope, avant tout pour remplacer mon setup nomade vieillissant et encore relativement encombrant (surtout lors des vacances avec 2 grands ados).

La seconde raison qui m'a fait acheter ce telescope est la baisse de son prix de 2500€ à 2000€ à l'occasion de la fête des pères. A noter que le lendemain de ma commande, VAONIS a annoncé une nouvelle baisse du prix du VESPERA à 1500€ (peut être pour contrer l'annonce du ZWO Seestar la même semaine et/ou accompagner sa propre annonce du VESPERA PRO) et qu'ils ont été assez commerçants pour me rembourser la différence. Beau geste !

Enfin, j'ai choisi le produit de VAONIS plus que celui de UNISTELLAR essentiellement pour la possibilité de télécharger les images brutes ou empilées mais non traitées (au format TIFF) et la possiibilité d'utiiliser un filtre bi-bande, indispensable à la survie en milieu urbain.

Voici quelques photos du déballage de l'engin. C'est un peu comme déballer un AirPod géant : tout est très classe et très joli (et le cable de charge "exotique mais pratique" est bien présent également).

DSC 0458 DSC 0459
DSC 0460 DSC 0462

Et enfin l'image de la Nébuleuse du Cocon obtenue lors de cette première session (image pré-empilée de 360 * 10 s au format TIFF traitée ensuite sous Pixinsight).

20230624 IC5146 FINAL3

Et donc maintenant j'en pense quoi de ce "smart telescope" ?

Alors oui l'image n'est pas terrible mais elle a vraiment été réalisée dans les pires conditions possibles, en pointant la nébuleuse directement au dessus de Paris, pendant une petite heure tout juste (avec toutefois le filtre double bande qui aide) et je ne suis pas certain d'avoir fait mieux avec mon setup habituel dans les mêmes conditions. Je pense que cet engin a vraiment du potentiel et qu'il me donnera pleine satisfaction en mode nomade sous des cieux plus cléments que le ciel de ma petite courone parisienne. Je tenterai à la prochaine occasion d'autres réglages que les réglages par défaut : en particulier je pense que les poses unitaires de 10s pourraient être poussées à 20 voir 30 secondes avec cette focale sur certaines cibles.

J'ajoute une mention spéciale à l'application très bien conçue.

Bref, je le garde :o)

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